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 Diamond ~ Back to the forum !

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MessageSujet: Diamond ~ Back to the forum !   Mer 16 Jan - 22:01



Diamond



You wanna see a magic trick ? Abracadabra.






• Nom : Inconnu. Ou du moins gardé jalousement.


• Prénom : Contentez-vous de l’appeler Diamond.


• Âge : 19 ans


• Race : Humain.


• Sexe : Il adore… /sors/ Masculin.


• Rôle : Faire mumuse avec des cartes, et sortir des lapins d’un chapeau.


• Rang : Magicien


• Nationalité : Anglaise. Mais il aime à dire qu’il vient d’Irlande.


• Sexualité : Les hommes, les femmes, pourquoi se restreindre ? Bi.


• Avez-vous lu le réglement ? : Okay by Willu~ Wesh.







Physique


Me décrire ? Je… Tu es aveugle ? Tu ne me vois pas c’est ça ? C’est vrai, c’est bizarre comme question… Enfin si tu veux. Après tout pourquoi pas.

Je ne suis pas moche. Je dirais même que je suis… pas mal. Objectivement, je veux dire : quelqu’un a parfaitement le droit de se trouver plus ou moins bien. De plus, je ne suis pas le genre à me morfondre sur mon physique – qu’y puis-je de toute façon ? Et puis, j’admets qu’il y a des hommes dans la ville – ou même dans le pays – qui sont beaux, bien plus beaux que moi. Je ne les jalouse pas pour autant… Je suis plutôt contemplatif. J’admire la beauté où qu’elle se trouve, que ce soit le corps d’une femme ou d’un homme. Bref. Certes j’ai une drôle d’allure, mais c’est un choix. Disons… que ça me donne de la consistance. J’ai parfois l’impression que ça me fait exister, car sinon, je suis physiquement très banal. Je ne suis pas exceptionnellement beau.
Sans être excessivement grand, je ne suis pas un nain. D’une taille moyenne donc. Mince. Presque maigre même, il faut dire que je n’avais pas pour habitude de manger à ma faim jusqu’à il y a peu. Aujourd’hui, je m’empiffre, mais ça n’empêche que je ne grossis pas. Pas du tout. Parfois les filles du cirque se fâchent quand je le dis alors passons (et puis, au cirque, ce sont des dresseuses de fauves et des lanceuses de couteaux. Les mettre en colère… c’est suicidaire !). Je ne suis pas bien musclé, à vrai dire je ne suis pas un accro au sport. Juste en course. Plus jeune je devais beaucoup courir pour sauver ma peau. J’en ai gardé une silhouette assez svelte, ce dont je m’accommode parfaitement. Je n’ai pas les épaules trop larges, sans être « féminin » non plus. Et quand bien même on ne puisse pas me qualifier de viril ou je ne sais quoi, je ne suis pas pour autant androgyne. En tout cas personne ne m’a encore pris pour une fille… Ce qui n’est pas trop mal en soit j’imagine ?

J’ai un visage… assez doux dirais-je. Ovale. Menton un peu pointu peut-être. Des traits fins pas désagréables de ce que je sais. Un nez droit, de légères fossettes. Des lèvres fines, pas de problème de dents, et je souris beaucoup. Ou du moins ça dépend : au naturel, j’ai un visage ouvert, amical, un sourire communicatif et chaleureux. Quand je suis sur scène ou à une table de poker… Je suis différent. Impassible, comme il se doit. Mystérieux. Provocateur. Je peux jouer toute une palette de personnages en fonction de qui j’ai en face de moi. Le bluff est ma spécialité ; ne suis-je pas le maître des illusions au cirque ? Qu’il s’agisse de plumer des ivrognes aux cartes ou faire disparaître des colombes devant une foule de spectateurs, je suis un expert. Tout est dans le regard. Ai-je déjà parlé de mon regard ? Eh bien j’ai de très beaux yeux verts, en amande, brillants. Ils ont une belle couleur n’est-ce pas ? Enfin je dis ça mais je ne sais même pas si tu me vois. Bah… Tu vois l’absinthe ? Eh ben voilà. On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Je préfère pour ma part qu’ils n’en révèlent pas trop sur moi. Je ne voudrais pas qu’on devine toutes mes petites « astuces » juste par mon regard. Autour de l’un d’eux, un tatouage. Cela surprend souvent au premier abord, surtout à un endroit aussi voyant. Pourtant il n’est pas ostentatoire… du moins de mon point de vue ? Cinq petits points sous l’œil, et trois losanges sur la paupière – mais je préfère dire carreaux, comme sur les cartes, ou « Diamond ». Oui, c’est bien de là que vient mon pseudonyme. Et pour finir, j’ai une peau plutôt pâle. Je ne fais rien pour, je passe même ma vie à me balader au soleil, mais non, je reste aussi blanc qu’une jeune fille de bonne famille. On a beau me charier, ça n’empêche qu’elle est aussi blanche que douce. Ma peau voyons ! Pas la jeune fille de bonne famille ! Quoique… Attendez, c’est possible aussi en fait… Bref !

Ensuite… Ah oui ! Mes cheveux. Je me demande comment j’ai pu oublier ma tignasse : c’est bien la première chose que les gens remarquent chez moi. Ils sont courts, constamment ébouriffés – je ne prends généralement pas le temps de m’en occuper, le matin, je me contente de passer une main dedans. Je les coupe moi-même, aux ciseaux, à la Spartiate, aussi le résultat est parfois surprenant. Mais dans un cirque, qui s'en soucie ? Je veux dire, un des mecs ici a une peau de serpent alors, une coupe ratée, franchement ? Et puis ce n’est jamais « catastrophique ». Bref. J’ai tendance à laisser pousser des mèches légèrement plus longues, encadrant mon visage, et d’autre me balayent le front de façon négligée. Ils n’ont rien d’exceptionnels, me direz-vous, alors pourquoi les gens s’y intéressent-ils de si près ? Eh bien facile : pour leur couleur. Vert, ce n’est pas courant n’est-ce pas ? A côté de ça, ma peau de jeune fille, mes beaux yeux ou mon charme ravageur passent inaperçus. Même les tatouages font pâle figure à côté. Quant à leur couleur naturelle, inutile de me le demander, personne ne le sait à part ma défunte mère.

Quoi d’autre ? Un des avantages du monde du spectacle : je peux porter ce qui me plaît. Je préfère d’ailleurs porter des habits confortables, qui me permettent de bouger comme je le veux. J’aime également les motifs, les carreaux, les rayures… En revanche, je préfère le noir et blanc aux couleurs vives, ou alors un beau rouge. Pas pour la sobriété ; c’est juste que ces couleurs me rappellent les cartes à jouer, ma passion. En outre, j’affectionne les cravates, les vestons… tout ce qui donne une certaine touche d’élégance, l’air de rien, ainsi que des gants sobres que je porte en permanence, à cause de mes mains criblées de cicatrices. Dans la vie de tous les jours, je me contente de chemises et de pantalons sobres, unis. Au moins je ne me casse pas la tête pendant des heures.

Voilà, je crois que c’est tout à priori. J’espère que tu visualises un peu le dieu vivant que je suis. Hey… Hey mais non reviens ! Je plaisante !

Revieeens !



Caractère


Heu… c’est quoi cette question encore plus bizarre ? Je veux dire, tu vas souvent vers les gens en leur disant « Hey, salut, on ne se connaît pas mais parle-moi de ton caractère » ? Bon. Bah, allons-y.

Je suis d’un naturel chaleureux. Plutôt avenant, souriant, amical. Il est facile de parler avec moi tout comme il m’est facile d’aller vers les gens, de faire un pas en avant, le premier, et de lancer un naturel « Salut ! Comment tu t’appelles ? ». Après tout, j’ai l’air sympathique, comme ça, c’est vrai ! Bon, certes j’ai peut-être l’air un peu louche, avec mes cheveux verts, mon allure de saltimbanque et tout. Mais une fois passé le premier « choc » si j’ose dire, le contact se fait très facilement. A vrai dire dans le monde du spectacle c’est plutôt important je pense de savoir y faire avec les gens, la foule. Il m’est très facile d’attirer l’attention sur moi : je ne peux nier que je possède… un certain charisme. Sans rire. Non je ne me vante pas ! Tiens regarde : tire une carte… Remets-la sans me la montrer et… Oh, attends, je m’égare là ? Bref !

Je disais donc, vu de l’extérieur, comme ça, je suis une personne plutôt joyeuse, extravagante. Aller vers les autres ne me fait pas peur, au contraire, j’aime faire des rencontres. Bon après… J’ai aussi mes défauts. Je n’ai pas de patience, je suis joueur, mauvais perdant, plutôt impulsif, un peu indiscret quand on pique ma curiosité et je suis téméraire – ou peut être juste stupide ? De plus, je n’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire et suis têtu comme une mule. Je suis observateur, et surtout perspicace ; il ne m’est pas difficile de deviner les sentiments des gens. Là encore, c’est un don qui me vient du poker : des années d’entraînement et d’observations, les gens n’ont plus de secrets pour moi. Je devine la vérité et les mensonges sur votre visage, n’essayez pas de m’embrouiller !

Mais bien sûr comme tout le monde j’ai ma face cachée. S’il m’est aisé de parler à des gens que je ne connais pas… Disons qu’il m’est d’autant plus difficile d’entretenir une vraie relation avec quelqu’un. J’aime découvrir une personne, mais pas la connaître par cœur. Je ne veux pas savoir ses défauts et je ne veux pas lui montrer les miens. Ce n’est pas plus le plaisir du mystère, de l’inconnu que… de la peur. Oui, j’ai peur. De quoi me demanderez-vous ? Moi-même je n’en sais trop rien. De découvrir quelque chose qui ne va pas me plaire. De trop devoir à quelqu’un. De décevoir. D’être… rejeté. Non, mieux vaut rester de simples connaissances. Personne ne doit rien à personne, c’est bien mieux ainsi. A cause de cela, je n’accorde pas facilement ma confiance. Lorsque ça va trop loin, généralement, j’ai tendance à fuir. Mais… dans le cas où cette personne saurait gratter cette coquille, je me montre transformé.

D’ailleurs, je n’aime pas particulièrement montrer mes sentiments – je suis très maladroit, de ce côté-là – alors je me montre toujours comme le jeune homme toujours souriant et extraverti que l’on me connaît. Cacher mes émotions est devenu une seconde nature chez moi. Mais comme tout le monde, il m’arrive d’être jaloux, en colère, triste… Mais je garde tout ça enfoui au fond de moi jusqu’à ce que tout explose. Dans ces moments-là, c’est très simple, je m’isole. Je me défoule comme je peux jusqu’à ce que ça aille mieux. Je déteste être confronté à mes propres problèmes. Je préfère les laisser s’accumuler dans un coin, ne pas les regarder en face du moment que je n’y suis pas obligé. Peut-être est-ce ma grande faiblesse… Car à cause de ça, il m’arrive de me laisser submerger par mes propres sentiments. Et moi qui sais si bien me maîtriser, je peux alors laisser échapper des éclats de colère, de désespoir.

Euh… Bref, ça devient un peu gênant. Alors j’ajouterai, en outre, que je suis assez perfectionniste et travailleur, pour mes numéros, mais pour le reste… Je suis plutôt brouillon et désordonné. Il faut dire qu’à part les jeux de cartes, la triche et la magie, je n’ai guère de talent. Je sais à peine lire et écrire, je ne suis pas sportif, je ne suis pas vraiment doué de mes mains. Pourtant ce n’est pas un problème de mauvaise volonté : je suis persévérant et je ne baisse pas facilement les bras. Mais alors je suis d’une maladresse… Sinon, j’ai une plutôt bonne mémoire et je suis du genre rancunier. Les coups bas, les insultes dans le dos, j’aime pas trop. Mieux vaut me dire les choses en face. Quand bien même je n’ai rien à répondre. Bizarrement, autant je ne supporte pas qu’on devine ce que je pense, autant je préfère savoir ce que mon interlocuteur a en tête. Toujours sans trop entrer dans les détails. Mon angoisse du relationnel.

Bref, je pense que ça suffit pour le moment. De toute façon si tu veux en savoir plus, tu n’as qu’à essayer de le découvrir par toi-même. Mais bon maintenant tu dois l’avoir compris, ce n’est pas si facile de déchiffrer une Poker Face comme la mienne.

… Hey, comment ça mon jeu de mot est naze ?!


Histoire


Oh non, sérieusement ? Vous voulez entendre mon histoire maintenant ? Boon, okay. Je n’aime pas vraiment en parler. Pas parce que c’est douloureux… Plutôt parce que j’ai tiré un trait dessus. Par faiblesse. Par honte.

J’aime à dire que je suis irlandais. Mais je suis né en Angleterre et, même si depuis que je suis entré dans le cirque, je voyage dans tout le pays, je n’en ai jamais dépassé les frontières.
En fait, mes grands-parents maternels et ma mère le sont, irlandais – enfin, l’étaient – et vivaient dans la plus paumée des cambrousses paumées d’Irlande. Ils n’étaient déjà pas riches à la base, mais lorsque la grande famine frappa (et décima au passage le quart de la population, youpi), ma famille a tout perdu. Et comme un quelques millions d’irlandais ruinés et affamés, ils prirent la décision d’embarquer pour les Etats-Unis et l’American Dream. Après tout, c’était normal, tout le monde dit que de l’autre côté de l’océan nous attendent la fortune et la prospérité. Après, je ne suis pas allé vérifier…

Bref, ma famille a donc laissé derrière elle le peu qui lui restait pour embarquer en compagnie d’autres immigrés, venant de toute l’Europe. Et c’est là que mon ingénue de mère croisa le regard d’un séduisant noble… et bien sûr, naïve et jeune qu’elle était, elle est tombée amoureuse de lui, qui respirait le luxe et l’élégance. Aussi, plutôt que de suivre ses parents à l’autre bout du monde, elle préféra partir avec cet homme qui lui promit monts et merveilles (et mariage, en particulier) en Angleterre, dans la ville de Shrewsbury.

C’est vrai, ça paraît l’acte le plus stupide à faire. Elle aurait réfléchit un instant, elle aurait bien comprit qu’une femme sans le sou, sans nom, sans famille, n’aurait jamais pu prétendre épouser un noble. Et lorsqu’elle débarqua à Shrewsbury, vous vous en doutez, on lui claqua la porte au nez, et elle se retrouva seule dans la capitale, avec un polichinelle dans le tiroir (oui, elle avait fauté, booouh jetez-lui des pierres).

Elle est partie pour Londres, où elle m’a mis au monde. Et avec un bébé à nourrir, la seule solution qui s’offrait à elle fut de travailler dans les mines de charbon, où elle devint aussi aigrie et sèche que toutes les femmes de sa condition. Pourtant, je sais qu’elle devait être belle autrefois. Bien qu’ils aient toujours été couverts de suie, ses cheveux blonds vénitiens étaient soyeux et brillants. Elle me le disait, pleine de regrets, lorsqu’elle coiffait les miens. Je savais que ma tignasse revêche n’avait rien à voir avec la sienne. Qu’elle aurait probablement préféré avoir une fille, plutôt qu’un garçon qui ressemblait à celui qui l’avait trahie et brisé sa vie. Elle n’aimait pas voir mon visage. Parfois, tout petit, alors que je quémandais son affection, elle détournait le regard et me repoussait. Souvent, elle pleurait. Ou alors c’était moi, et elle me prenait alors contre elle dans une effusion de baisers. C’était les rares moments de tendresse qu’elle m’accordait. Parfois aussi, quand le travail l’épuisait, elle me serrait maladroitement dans ses bras, très fort, avec une impulsion qui disparaissait aussi vite qu’elle était venue.

Mais le plus souvent, elle était sèche. Amère. Lorsque je faisais un pas de travers, que je m’accrochais trop à sa jupe, elle me giflait. Elle criait. Parfois pour des détails, voire… pour rien. Quand elle réalisait l’échec de sa vie, que j’étais trop près, que j’étais la seule façon d’évacuer son désespoir. Elle ne m’a jamais privé de repas en revanche, ou en tout cas pas de son plein gré. Mais mes joues se souviennent des gifles.

Aujourd’hui encore, je me demande si elle m’aimait ou pas.

Moi, je l’aimais. Du moins au début. C’était ma mère après tout. Mais je ne comprenais pas pourquoi elle restait à travailler dans ces mines, alors qu’elle s’en plaignait sans cesse, de ses mains noircie, son dos qui la faisait souffrir, ses cheveux sales, de sa fatigue, de la faim.
Moi, je voulais partir, et je le faisais. Il m’arrivait de quitter le trou à rat où nous vivions, revenir des jours plus tard après avoir pris une rouste par quelques voyous des bas quartiers. C’était comme si je n’avais jamais quitté la maison. Une gifle, pas un mot, pas un regard.
Si j’avais été plus malin, j’aurais compris que ma mère, elle, savait qu’elle ne pouvait pas accéder à une vie meilleure.

Et puis, j’ai fini par me retrouver seul. Elle mourut quand j’avais dix ans. D’épuisement, de maladie, je ne sais pas exactement. Je ne me souviens pas de ce que j’ai ressenti. De la peur bien sûr, puisque je me retrouvais livré à moi-même, seul, mais pas de chagrin. Je ne crois pas. Ou du moins, pas trop. J’ai sans doute un peu pleuré. Après tout, c’était ma mère.
Finalement, j’avais hérité de la naïveté de ma mère. Et le retour à la réalité fut tout aussi brutal. Plutôt que de passer ma vie enfermé dans une mine de charbon, je suis parti. Où ? Nulle part. Juste… ailleurs. Je n’avais pas de but, pas d’argent, pas d’identité. Ni passé, ni avenir pour moi. J’avais des rêves, j’avais des espoirs. Mais ça ne remplit pas le ventre.

Je n’étais déjà pas bien gros, mais je perdis vite du volume. J’avais l’impression de disparaître. Qu’on me gommait peu à peu de cette réalité crasse où on ne prêtait pas plus d’attention aux gamins des rues qu’aux rats du caniveau. Les seules miettes d’attention qu’on me prêtait, c’était quand les vendeurs des marchés me prenaient en flagrant délit de chapardage – et encore, ça ne durait pas, je parvenais aisément à leur échapper et à me réfugier dans les ruelles sombres que je finis par connaître par cœur. Il se trouvait que j’étais habile de mes mains. Je me débrouillais. Subtiliser de l’argent, des pommes, quelques miches de pains, c’était facile, mais pas suffisant.

Vint le jour où, en traînant aux alentours d’un bar franchement miteux, j’eus l’audace de m’approcher d’un groupe d’hommes braillards qui avaient retenu mon attention. Ils ne me remarquèrent même pas, trop absorbé dans un vieux jeu de cartes moisi étendu sur la table. Poker, qu’ils appelaient ça. Pour être honnête, je n’ai rien compris, la première fois que j’ai assisté à une partie ; mais au bout de plusieurs manches, alors que je finissais par saisir le concept du bluff… Pour la première fois, j’ai volé non pas pour vivre, mais juste pour moi. Un paquet de cartes abîmées.

Je passais alors mes journées à écumer les pubs, à défier des ivrognes, à me faire battre lamentablement jusqu’à ce que, au fil du temps, je pris coup de main et assurance… Je les plumais tous. Je devins expert en jeux, puis, bien sûr… en triche.

Ah, tiens. Je me souviens d’un jour… Comme d’habitude, je traînais dans les bars des quartiers assez mal fréquentés, où les hommes boivent facilement et donc, perdent plus facilement. Bien sûr ils sont aussi plus susceptibles, mais un ouvrier soûl comme un cochon ne peut pas rattraper un gamin fluet à la course. J’étais assis à une table en terrasse, avec trois pigeons qui me regardaient comme une meute de loup toiserait un teckel. Pour eux, j’étais une proie, facile qui plus est. Là encore, c’était parfait : ils me sous-estimaient. Et puis là… C’est marrant, c’était il y a quoi ? Sept ans ? Huit ? Eh bien je m’en rappelle comme si c’était hier. Tout d’un coup, dans la rue crasseuse, toute grise aux pierres suintantes d’alcool et d’huile, une petite fille, toute bien habillée comme les enfants de nobles le sont.

« Je peux jouer moi aussi ? »

Là, c’était plus un teckel, c’était une souris. Ils ont ri ; pas moi. Je lui ai dit que non. Qu’elle devait rentrer chez elle, dans sa famille riche. Elle a posé trois livres sterlings sur la table.
C’est moi qui les ais gagnés. Après ça, ça devient flou… Je n’avais pas envie de lui parler. J’avais une petite tête dure bourrée de préjugés – oh attendez… C’est toujours un peu le cas je crois – et je ne la voyais que comme une princesse gâtée par la vie qui pouvait jeter trois livres sterlings sur la première table venue et les perdre avec le sourire. Je ne l’aimais pas. Elle était trop souriante, trop… scintillante. Je n’osais ni la toucher ni la regarder. Elle, elle m’a pris la main.

Je ne l’ai jamais revue.

Enfin. Bref… Je ne sais même pas pourquoi je parle de ça, moi… Je disais donc… Ah oui, le poker. Bien sûr, être fort aux cartes, c’est bien, mais ça ne fait pas de toi un artiste de cirque. Mais à force de jouer, de gagner, d’observer, les tours de « magie » vinrent naturellement. Tout aussi naturellement, j’appris à faire disparaître des pièces, à savoir dénouer un foulard les mains dans le dos, à trouver des fleurs dans mes manches. Observation, et dextérité.

J’aurais probablement pu continuer toute ma vie à traîner dans les rues et jouer les magiciens devant les passants. J’aurais pu.
Mais comme on s’en doute, vivre dans la rue n’est pas si simple. Mes poumons me le rappelèrent bien vite, me brûlant impitoyablement à chaque inspiration. Lorsque je toussais, ma poitrine semblait se déchirer, pour cracher du sang dans mes mains. Respirer était un supplice, mais l’amertume était bien pire. Quoi, j’avais survécu près de trois ans dehors, par mes propres moyens, dans les pires trous à rats, et il fallait maintenant que je meure d’une bête maladie ? Je croyais m’être endurci, j’avais échappé à pire. Pourquoi ? Comment ?

Je repensai à ma mère, sans doute morte avec le même dépit… moi au moins, je n’avais personne à laisser derrière moi. Finalement, se résoudre à mourir n’était pas si difficile.

Mais en fait, mon heure n’était pas encore arrivée. On me tendit la main. On me soigna. On ne me posa pas de questions.
Un cirque. Je ne savais pas ce que c’était, je n’y étais jamais allé. Mais au fur et à mesure que je découvrais cet univers, il devenait mien. Je m’y sentais à ma place – peut-être pas pour rien : je n’avais finalement pas tort à propos de ma dextérité. J’apprenais vite, j’étais doué, je devins un membre à part entière de la troupe. Diamond, le magicien.
J’ai élargi mon domaine, mais les cartes restent ma spécialité. J’ai toujours mon vieux paquet sur moi, même si aujourd’hui j’ai un jeu neuf. J’ai toujours trois livres sterlings sur moi. Au cas où.

Je n’aime pas beaucoup mon passé. J’ai des regrets – comme tout le monde, je pense. Mais mon présent n’est pas tout blanc non plus. Le cirque est ma vie, maintenant. Et, parce que je leur suis redevable, à eux qui m’ont sauvé, qui m’ont offert un avenir, je n’hésite pas à accomplir des actes. Même si je ne les comprends pas.



HRPG


• T'as un p'tit nom à toi ? Pedobear.

• Vieux ou pas vieux ? Vieeeeeeux ;A;

• Je pense qu'on devrait pendre Ronyou, non ? Gnan, pendre c’est pule.

• T'es doué(e) en Rpg ? Difficile d’être son propre juge. Je vais dire moui. Je crois, si on me donne de quoi faire.

• Et ça fait combien de temps que t'en fais ? Un moment.

• Will il pue n'est-ce pas ? Gnan. Il a été gentil envers la déserteuse que je suis ;A ;

• Et sinon d'où que tu viens ? Equestria

• Ah au fait, où est-ce que t'as trouvé le fofow ? J’y étais autrefois…

• Moi je dis que Grell est parfait, pas vous ? :Derp :

• Et il est plutôt moche ou beau le fofow ? Et sa construction en génral ? Il est moche mais z’avez de la chance, j’aime les fofow moches. :sors :

• Z'ai fini de t'embêter. T'as des commentaires ? Mamasa is mine. :pewdierapeface:

© Cette fiche a été réalisée par Kalia et Maestro, toute reproduction partielle ou intégrale est strictement interdite.
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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Sam 19 Jan - 17:10

Petit up ! Fiche terminée~
J'ai repris des éléments de mon ancienne fiche - en les améliorant néanmoins. J'espère que ça ne pose aucun problème. Ah, et mon ancien personnage étant une fille, s'il y a des traces de féminin au lieu de masculin dans les accords, je m'en excuse, je me suis pourtant relue ._.

Wala wala~
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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 11:17

Et bien, il n'y a qu'une seule chose que j'ai à redire sur cette admirable fiche \o Bon maintenant c'est peut-être moi qui ait zappé mais...Mais c'est juste pour les cheveux vert en fait *-* Mais bon, à part ça, tout est parfait o/





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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 11:28

Euh... Je... Teinture pour vêtements ? \o/
Après tout Greil se teint bien les cheveux en rouge non ? ;A; Et il y a des zombies. Et des téléphones portables. Je crois qu'ils ont même la télé.
Donc euh... Bah moi ça m'avait pas choquée plus que ça en fait. Wala wala. A vous de voir ._.
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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 12:04

Hm...Ouais va pour la teinture pour vêtements 8'D Parce que la teinture pour cheveux en soi a été inventé au 20ème siècle xD ( Bon maintenant c'était bien avant pour foncer ou éclaircir les cheveux, mais les vert c'est autre chose xD) -Puis pour Grell...Sais pas, il a peut-être un réservoir du sang de ses victimes pour se faire une belle couleur 8D? /out/ Non je sais pas, mais vu que c'est un perso' du manga...Voilà quoi, mais sinon à la fin on va se retrouver avec une population arc-en-ciel et ce serait...Vachement chelou quand même.- ( Et pour les téléphones portables, je sais pas où ils avaient été le chercher ;o;) Enfin, Grell avait déjà auparavant fait des remarques sur la couleur des cheveux et des yeux donc, bon ce serait pas juste si on faisait passer chez certains et d'autre pas xD





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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 14:08

Donc... c'est bon ou c'est pas bon ? °A° parce que à la limite, chez lui c'est pas naturel donc... Et puis on peut facilement imaginer qu'il doit se la faire régulièrement, sa couleur, parce que c'est justement avec... de la teinture pour vêtements ou... des... plantes ? xD Enfin c'est pas moi qui décide alors si ça dérange au pire je changerais ^^'
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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 14:24

Finalement j'ai réussi à parler à Grell \o Donc bon, pour elle c'est moyen moyen xD Mais avec les plantes, je sais que c'est possible, mais à savoir si on arrive à faire du vert avec aucune idée owo. Donc bon pour moi...c'est bon, c'est pas si t'avais vert fluo non plus quoi xD Je te valide donc et rajoute ton groupe \o





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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   Dim 20 Jan - 15:56

Merciii ;A; je vous en serai éternellement reconnaissante (T^T)>
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MessageSujet: Re: Diamond ~ Back to the forum !   

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Diamond ~ Back to the forum !

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